Test Tente Ferrino Nemesis 2

Géniale! Voici l’adjectif que j’utiliserais pour qualifier la tente Nemesis 2 de Ferrino. Elle est tout simplement parfaite pour les voyages à moto car elle répond à tous les critères (sauf un) qu’une tente doit offrir.

  • Légère
  • Petite et compacte
  • Espace de vie confortable
  • Dispose de deux vestibules
  • Solide
  • Résiste au vent fort
  • Très imperméable
  • Se monte rapidement

La plupart des tentes ne rentrent pas dans les bagages mis à disposition des motards. Je ne compte plus le nombre de deux roues croisés sur la route qui accrochent leur tente tant bien que mal sur leurs sacoches. La possibilité de ranger ma tente dans ma sacoche cavalière Kriega était sans doute un des critères les plus importants pour moi. Ainsi, elle est plus en sécurité que simplement accrochée à l’extérieur et cela facilite le quotidien quand on doit enlever / installer les bagages sur la moto.

Tente 1

C’est une tente deux personnes qui dispose de deux entrées et deux vestibules assez grands pour y stocker toutes mes affaires durant la nuit. Elle est assez spacieuse sans pour autant être trop grande ce qui impacterait sa résistance face au vent. J’ai déjà eu à combattre le fameux vent fort de Patagonie et quand elle est bien plantée et correctement orientée, il n’y a absolument aucun problème.

Niveau étanchéité, c’est le même constat. Des nuits entières sous des trombes d’eau et pas une goutte à l’intérieur. Encore une fois (et comme toute tente), il faut bien la mettre en place pour que la paroi extérieure ne rentre pas en contact avec l’interne.

Les deux entrées permettent une bonne versatilité et un accès facile aux affaires placées dans les deux vestibules. A l’intérieur, on retrouve des poches sur le côté pour y mettre les affaires importantes et un crochet au plafond pour une lanterne.

La fabrique utilisée est à la fois légère et très résistante (Rispstop). Je passe plus de la moitié du  voyage à dormir dans la tente. Parfois sur de l’herbe, parfois du sable, parfois des cailloux et à ce jour aucun problème à relever sur la solidité du tapis de sol. Les arceaux sont en duraluminium.

Tente 2

Avec un peu d’entraînement (même si elle est très simple à monter), il me faut moins de 5 minutes pour la monter entièrement et profiter des beaux paysages qui m’entourent. Pour le démontage, il faut compter quelques minutes de plus, le temps de plier et ranger la tente dans son sac de transport.

Le seul bémol que je pourrais souligner est le fait qu’il faille monter la paroi interne (moustiquaire) avant l’externe ce qui, en cas de pluie, peut être problématique. Mais je trouve toujours une solution ou le moment propice pour mettre en place la tente sans dégâts des eaux.

Elle est venue avec un kit de réparation, un sac de transport et de nombreuses sardines.

Infos :

Poids : 2,4kg

Taille rangée : 16 x 36cm

Espace de vie : 210 x 220 (110 la chambre)

Hauteur : 110cm

Niveau d’imperméabilité : 3000mm

Prix : 249,90€

Retrouvez la tente Nemesis 2 de Ferrino sur :

https://www.ekosport.fr/ferrino-tent-nemesi-2-fr-olive-green-18-p-9-38441.html

La Côte Chilienne sur Deux Roues

Après avoir quitté les hauteurs à l’Est du pays, je retrouve la côte à l’Ouest. Là où la terre et le sable laissent place à un océan bleu à perte de vue. Des plages brutes sur des centaines de kilomètres longées par des chemins féeriques. Quel plaisir d’observer ces superbes vagues déferler sur la plage en slalomant entre les rochers. Je me vois déjà debout sur ma planche de surf et imagine chacun de mes mouvements dans le creux de la vague.

Cote

Malheureusement, mon épaule droite devient de plus en plus douloureuse au point de ne plus vraiment réussir à lever le bras. De quoi tirer une croix sur mon rêve de surfeur chilien. Je pense m’être abîmé l’épaule il y a un mois et demi en relevant Baloo face au vent fort de Patagonie lors d’une chute en Argentine. Cet effort le plus intense de ma vie aura eu raison de mon intégrité physique petit à petit.

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Malgré cette douleur intense, je continue à me concentrer sur les pistes le long de l’océan. Dès que la route devient bétonnée, je dérive dans les hauteurs pour me perdre dans les forêts. En totale autonomie, je me laisse voguer à mes envies et intuitions du moment, à vivre au cœur de la nature, à boire et me laver dans les rivières, à me chauffer les soirs avec ces feux de camp que j’aime tant. C’est un peu comme un ami que je quitte quand je pars me coucher pour le retrouver le lendemain soir. Je lui raconte alors ma journée. Parfois même à voix haute. Je ne souffre pas de la solitude mais je pense que certains docteurs pourraient me diagnostiquer un syndrome de schizophrénie aiguë à tendance complètement débile. Cela m’amuse, me fait rire. Au moins « je » et « moi » nous ne nous ennuyons pas.

feu 2

Après 3 jours complets à me perdre dans ce labyrinthe de pistes dans la forêt, je retrouve la civilisation au village de Pichelimu. Je pensais seulement m’y arrêter pour refaire les stocks d’essence, d’eau et de nourriture mais le charme de ce petit village de surfeur m’a totalement conquis. J’y resterai alors plusieurs jours pour assouvir ma curiosité.

Un matin, je reprends la route sous un brouillard si dense qu’il m’est impossible de voir la route à plus de 10m devant mon Heidenau K60 qui commence à montrer des signes de fatigue après plus de 10 000kms de loyaux services. Je ferai les frais de ce manque de visibilité sur une piste à l’allure plutôt sèche au premier abord. Mais au détour d’un espace arboré, la piste devient soudainement très boueuse et mon fameux compagnon à crampons se dérobe sous la boue me faisant goûter le sol sur plusieurs mètres.

brouillard

Je me relève couvert de boue, des bottes au casque, le poignet douloureux mais sans gros dégâts pour moi ou Baloo. Par contre, à 8h30/9h du matin, ça réveille son bonhomme ! Je continue cette petite piste pour finalement atterrir 100km plus loin dans un cul de sac. Demi-tour, on refait les 100km, on glisse une nouvelle fois sur la partie boueuse (sans chute cette fois) et on reprend la route.

La moto est de plus en plus fatiguée. Le moteur chauffe trop souvent (ventilateur mort) et les roulements de direction sont épuisés. Il faut dire que cela fait presque 30 000km que je voyage, depuis mon départ, il y a 7 mois. Malgré un moral toujours aussi joyeux, je suis, moi aussi, à bout. J’ai beau essayer par moment de me reposer plusieurs jours quelque part, je reste à bout de force. Le physique est mis à rude épreuve quotidiennement mais c’est surtout la fatigue psychologique qui est devenue compliquée à gérer. Car oui, seul et sans assistance, je dois prendre toutes les décisions. Où aller ? Où dormir ? Où trouver de l’eau ? De l’essence ? De la nourriture ? Quelle route choisir ? Devoir toujours anticiper sur le trafic chaotique des pays traversés. Etablir le camp, refaire mes affaires tous les matins, choisir ma ligne sur les pistes en fonction des changements de couleurs du terrain et des reliefs, le tout avec une moto pesant 250kg est épuisant.

Sieste 2

Je décide donc de rentrer en France depuis Mendoza en Argentine pour quelques semaines afin de repartir sur de bonnes bases physiques, morales et avec de nouvelles pièces pour Baloo qui a bien mérité une remise en forme, surtout que la suite de l’aventure s’annonce encore plus rude avec de la jungle, des hautes altitudes et des régions encore plus reculées. Ça va être génial !

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Parc National de Conguillio

Toujours dans la même lancée, je visite les parcs nationaux à moto au fil des envies et des intuitions. Heure par heure, je décide de mon itinéraire et me laisse guider par ce magnifique pays qu’est le Chili. C’est le paysage et la structure des routes/pistes qui définissent mon emploi du temps d’aventurier en herbe. Je répète ce processus de choix de chemins chaque heure toute la journée. Cela me permet d’aller de surprises en surprises sans me donner aucune limite ou contrainte. C’est un pied monstre que d’avoir l’opportunité de vivre mon aventure avec tant de liberté.

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A mon départ, je n’avais aucune connaissance de la conduite en tout-terrain, mais les milliers de km de pistes effectués jusqu’à aujourd’hui m’ont permis d’acquérir une certaine expérience et de désormais me lancer à l’assaut de ces territoires reculés avec plus de confiance. C’est vraiment debout sur les cale-pieds et les genoux serrés sur le réservoir que je me sens le plus heureux. Jouer du poids de mon corps pour épouser les caprices des pistes est une sensation très agréable qui me donne une sacrée banane sous le casque.

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C’est dans cette optique que j’approche doucement de l’endroit le plus extraordinaire où nous allons conduire avec Baloo. Petit à petit, le paysage change, l’environnement évolue. En quelques minutes seulement, je passe de pistes en terre au milieu de forêts verdoyantes à une atmosphère des plus apocalyptiques. Les grands arbres et la verdure ont disparu. La flore se fait de plus en plus rare pour laisser place à des champs infinis de rochers si hors du commun que je vais vite les identifier. Il s’agit de roche volcanique. Par moment, ils sont gros (voire très gros), parfois si fins que je peux alors rouler dessus. Je suis désormais au cœur du Parc National de Conguillio.

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Quelle sensation incroyable que de rouler sur des vestiges venus des profondeurs de notre planète. Le plus haut volcan du Chili domine le parc de ses 3 150m de haut. Il est beau, grand, majestueux, puissant mais calme et reposant à la fois. C’est d’ailleurs l’ambiance qui ressort de ce parc. Un fin équilibre entre le repos et la tempête, la vie et la mort… Un espace coupé du temps qui pourrait se réveiller et bousculer l’ensemble de la région en un claquement de doigt. Sa dernière colère date d’ailleurs d’il y a moins de 10 ans et on peut encore deviner le chemin de la coulée de lave en observant les flancs du volcan.

Je resterai deux jours durant à vagabonder au milieu des cendres. Etant arrivé tardivement dans le parc, il m’est compliqué de trouver un spot pour établir mon campement hors des extraits volcaniques qui ne feraient qu’une bouchée de ma tente. Je décide donc à contre-cœur de me rendre dans un camping payant. Je suis le seul à y dormir et seul un couple me rejoindra une fois la nuit tombée. En attendant, en me préparant mon repas, je peux admirer le soleil se coucher derrière le volcan. Les couleurs oscillent du rouge / orange / violet au bleu magenta donnant alors une vie après la nuit aux silhouettes des arbres environnants.

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Le petit déjeuner du lendemain englouti et la moto chargée, je continue à explorer ce parc aussi émerveillé qu’un enfant à Disney. La journée commencera par la vue de ce lagon où se stoppent les coulées de laves des dernières éruptions. Les troncs d’arbres qui se trouvent sur le bord du lac sont en pleine décomposition. Cela accentue encore cette sensation de désolation très présente dans ce coin du monde. Le reste de la visite se fera au cœur des cendres, la mâchoire complètement désaxée tellement je suis bouche bée devant ce spectacle.

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Je suis toujours à l’Est du pays, le long des Andes et j’ai envie de voir à quoi ressemble la côte chilienne pour observer les fameuses vagues du littoral. Cela sera mon prochain objectif pour continuer mon ascension en direction du Nord du continent.

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Chili – Pays des volcans

Après une traversée en ferry de quelques heures avec mes nouveaux amis rencontrés à Chaiten, le long de la Carretera Austral, je m’attaque à la fameuse ile de Chiloé. J’en ai entendu beaucoup de bien. Sur sa beauté, son authenticité, son charme singulier. Personnellement, je dois avouer ne pas avoir été spécialement conquis par cet endroit. Il est vrai que la culture y est différente, que les églises qui en font sa popularité sont d’une belle architecture et que les fruits de mer sont délicieux.

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Cependant, on ne peut pas être tout le temps séduit par un lieu. Ce fût mon cas pour Chiloé. J’aurai tout de même très apprécié le temps partagé avec ce groupe d’amis dans ce AirBnB sympathique basé au centre de l’île.

Après un rapide stop mécanique à Puerto Montt (changement de mon pneu arrière plus usé qu’un ancien combattant et de mes plaquettes de frein) je me dirige vers Pucon. Sur le chemin, je décide d’emprunter une piste qui traverse le Parc National de Villarica qui tient son nom du volcan qui le domine. A l’entrée, les gardes ne me font pas payer les frais d’accès au parc n’étant que de passage. Ils m’avertissent cependant que le chemin comporte quelques sections difficiles… Pfff ! Même pas peur !

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Finalement, après 10 min dans les bois, je comprend mieux ce qu’ils voulaient dire. Les choses sérieuses commencent. Notamment une grosse montée pleine de boue, de gros cailloux et de goulets dont doit s’écouler l’eau en cas de forte pluie. On est plus sur un terrain d’enduro que de trail paisible. La roue avant de ma moto chargée se lève à plusieurs reprises. Je cale. Repars. Cale à nouveau. J’en chie mais j’arrive au bout de la montée malgré mon câble d’embrayage désormais inutile. Car oui, suite à ma rencontre douloureuse avec cette vache dans le Sud du pays, mon ventilateur de radiateur ne fonctionne plus et mon moteur chauffe beaucoup. L’huile devient alors trop chaude et mon levier d’embrayage trop mou.

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Ne sachant pas à ce moment d’où provient le problème, je passerai plusieurs minutes sur le bas-côté à installer mon câble d’embrayage de rechange, lorsque j’entends soudainement une langue familière au détour du virage. A court d’eau, je décide d’aller à la rencontre de ces Français pour demander un petit soutien hydratant. A ma grande surprise, je tomberai nez à nez avec Pierre-Henni, un très bon ami de France, actuellement dans le pays pour tourner un film promotionnel avec un pro du vélo de descente (Killian Bron). Une rencontre incroyable du bout du globe qui me rappelle que le monde est finalement tout petit, mais surtout que toutes les galères amènent à des moments improbables. Car oui, j’ai eu beaucoup d’emmerdes depuis mon départ mais chacune d’entre elles m’a finalement amené à des rencontres superbes, à des manifestations de solidarité, à des échanges poignants ou bien dans des lieux splendides.

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Une fois arrivé à Pucon, je resterai tranquillement cloîtré au lit à cause d’une maladie suite à une baignade nu dans un lac lors d’un énième camping sauvage (« quand on est con : on est con »). De nouveau sur pied, je me lance à l’ascension du volcan Villarica haut de 2 800m. C’est le volcan le plus actif du Chili dont la dernière éruption date de 2015. 1 400m de dénivelé positif dont une bonne partie en crampons sur le glacier. Au sommet, on doit porter un masque à gaz à cause des toxines de souffre qui s’échappent du cratère fumant. Bien évidemment, le mien à un trou béant et ne filtre donc absolument rien. Respirer me brûle, du nez aux poumons, et j’ai l’impression de perdre 1 mois de vie à chaque inspiration.

La descente se fera en partie en luge sur le glacier puis à pied dans des cendres volcaniques. Il faudra 6h30 de marche pour faire l’aller-retour, accompagné de la vue sur le lac bordé par une mer de nuages dont seuls les sommets des montagnes environnantes osent dépasser le bout de leur nez. Un peu comme des îlots au milieu des archipels polynésiens.

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Le lendemain, je reprends mon fidèle destrier pour de nouvelles aventures et décide de me perdre dans les montagnes. Je vis désormais heure par heure. Cela fait déjà un bon moment que je voyage sans connaître ma destination finale de la journée. Mais maintenant, je pousse ma logistique encore un cran en-dessous. Le matin, je regarde la carte, café à la main, et décide de la route à prendre pour la prochaine heure. La petite piste, celle qui passe dans un parc national ou celle qui va se perdre loin des autres axes est la perle que je recherche. Après 1 à 2h de conduite, je stoppe et observe une nouvelle fois la carte à la recherche d’un nouvelle destination pour la prochaine heure. Et ainsi de suite jusqu’à ce que le soleil embrasant l’horizon m’ordonne de trouver un endroit pour y poser ma tente.

C’est dans cette quête ultime de liberté et d’indépendance que je vais tomber par hasard sur le lieu le plus incroyable qu’il m’est été donné d’explorer à moto…

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La Carretera Austral – Part 2

Me voila de retour dans mon merdier. Ensablé sur cette plage du bout du monde à la recherche d’une âme charitable pour m’en sortir après avoir tenté de me libérer seul pendant plusieurs heures. Le refus de la police fut clair, net et précis. Pas de problème, que des solutions. Je reste positif et je me ballade dans les petites ruelles ensablées du village avant de tomber nez à nez sur un tracteur. Je frappe aux portes des environs et rencontre le propriétaire : un homme d’une soixantaine d’années qui accepte de me porter secours.

Tracteur

Le tracteur n’est pas en grande forme. Je dois le pousser pour le faire démarrer… Je me demande même s’il va réussir à sortir Baloo de son igloo de sable. Je saute à l’arrière du tracteur et nous partons ensemble sur la plage. Une paire de sangles, une bonne coordination et hop ! Voilà Baloo libéré de son emprise. Pour remercier ce brave homme, je partirai lui acheter une bouteille de vin et lui donnerai un petit billet pour l’essence et le dérangement.

Plage 5

C’est à mon tour de célébrer. Pour moi, en plus de la bouteille de vin, je décide de dormir sur la plage à la belle étoile. Le campement installé et le bois récupéré pour la nuit, je pars une nouvelle fois au bord de l’eau (à pied cette fois ci. Pas con le mec…) tenter ma chance à la pêche. Comme à mon habitude, je n’ai aucune touche. Bientôt, une photo de moi devrait apparaître dans un dictionnaire pour expressions « bidon », à la page « L’espoir fait vivre » ou « A force de forger, on devient forgeron ». Seul l’avenir nous le dira.

Nuit 1

Par contre, l’océan en face de moi ne manque pas de ressources et c’est juste avant le coucher de soleil que se réveille un groupe de plus de 15 dauphins. Ils sont juste là, face à moi, à une vingtaine de mètres du bord. Ils jouent dans les petites vagues et chassent en même temps (donc il y a du poiscaille !). Pendant presque 30 minutes, je resterai à observer ce spectacle superbe dont je suis le seul témoin privilégié. Aux dernières lueurs, je démarre mon propre feu et installe mon matelas percé à ses côtés. Je sais déjà que la nuit va être longue et froide mais je sais que la Lune sera absente ce soir laissant place à un tapis d’étoiles. C’est un de mes plaisirs le soir. Regarder les étoiles apparaître une à une alors que le ciel devient de plus en plus sombre. Et ce soir je suis gâté ! La voie lactée m’offre son plus doux visage. Une nuit extraordinaire face à l’immensité de notre univers.

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Une fois n’est pas coutume, je repars le lendemain sur ces pistes splendides en direction de Chaiten où se trouve le ferry pour l’île de Chiloé. Je me revois rouler à faible allure depuis plus d’une heure en observant la rivière que je longe et ses nombreuses cascades. A un moment, je décide de passer en mode sport. L’arrière de la moto chasse dans les virages, je suis debout sur les cales pieds, genoux contre le réservoir et ne fais qu’un avec Baloo. Je suis à l’aise. Trop peut-être et je relâche mon attention… Une vache sort alors de nulle part et (effrayée par le bruit de l’échappement) me coupe la route au dernier moment. Je suis debout sur les freins mais il m’est impossible de l’éviter. Baloo et la vache feront connaissance à environ 70 ou 80 km/h. Je la percute sur son flanc droit avec mon protège main gauche et finis ma course dans le fossé à droite de la piste, une partie du corps sous la moto. Comme toute activité que l’on fait régulièrement, il est possible de se laisser aller et baisser sa garde. Cependant, en moto, tout va très vite et les erreurs peuvent faire très mal.

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Je suis sous le choc de cet accident et me retrouve une nouvelle fois à rire de cette péripétie alors que je me relève presque indemne. La moto est également en très bon état. Mais je ne suis pas surpris. Après tout : Baloo est un Ours ! Ce n’est que les deux jours suivants que la douleur fera son apparition. Tout le côté gauche de mon corps est douloureux de la cheville à l’épaule. Rien de bien alarmant. En tout cas, cela ne m’a pas empêché de partager plusieurs litres de vin avec mes nouveaux amis rencontrés dans une auberge en attendant le ferry. J’ai même remporté le concours de limbo…

Prochaine étape : l’ile de Chiloé !

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La Carretera Austral – Part 1

Je me suis fait totalement happer par cette région du Sud du Chili. Bouche bée à chaque seconde, à chaque kilomètre, à chaque tour de roue. Au point de ne même plus pouvoir mettre à jour mon carnet de voyage tant la Carretera Austral m’a démuni d’adjectifs assez puissants pour la décrire. Et pourtant il s’en est passé des choses.

C’est, sans aucun doute, l’étendue de terre la plus incroyable que j’ai visitée. Je me suis même régulièrement retrouvé à m’imaginer m’installer ici, à me renseigner auprès des locaux sur la vie, le climat, l’histoire et les traditions. Une région où les paysages me parlent et me touchent au plus profond de moi. Des forêts verdoyantes qui couvrent les bases des montagnes aux sommets sauvages dominés par de nombreux glaciers ; le tout situé au cœur d’un labyrinthe de lacs et rivières à l’eau pure, fraîche et aux couleurs venues d’une autre planète. Elles varient du bleu turquoise au vert selon leur chargement en minéraux.

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Tout débuta après ma grande traversée de plus de 40 h en ferry au départ de Puerto Natales en direction de Puerto Yungay. De là, seul un nouveau ferry et quelques heures de pistes féériques me mènent à l’extrême Sud de la route à Villa O’Higgins. Un panneau annonce la fin (ou, dans mon cas, le début) de cette route mythique sur la bucket liste de tout bon motard avide de nature et d’aventures. L’info tombe : 1 247. Comme le nombre de kilomètres que je vais suivre sur cette route en direction du Nord.

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Je passerai ma première nuit au bord d’une rivière de galets avec une vue imprenable sur un glacier qui semble observer mon campement. Au départ, la météo n’est pas de mon côté mais cela donne un charme tout particulier à cette contrée. La Patagonie chilienne a beau porter le même nom que sa voisine en Argentine, un seul point commun les unit. Chacune située d’un côté des Andes, l’une est définie par les grandes plaines arides aux vents capricieux, l’autre (au Chili) est, quant à elle, située au cœur d’un climat humide où la végétation est luxuriante et d’un vert éblouissant.

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Ici, les journées sont marquées par un enchaînement de « Wow », « Bim » et « Bouya ». Les mots me perdent et je me laisse, moi aussi, dériver au grès des envies de la Carretera. Car oui, c’est bien elle qui me domine et c’est peut-être même ce qui m’a le plus frappé durant ces quelques semaines. Mon inaptitude à résister au charme et à être toujours aussi surpris à chaque virage ou à chaque piste annexe. Le ripio est très bon. On peut rouler vite sans grosses frayeurs. Ca monte, tourne, descend, tourne à nouveau, traverse des petits villages au milieu des fermes de chevaux, moutons et vaches.

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J’assisterai même à une fête culturelle dans un de ces villages. De nombreux stands remplissent les ventres affamés des spectateurs de leurs brochettes, empanadas et autres bières locales tandis que l’asado central cuit lentement cette viande si tendre et typique de l’Argentine et du Chili. Mais le cœur de cette fête réside dans le spectacle des gauchos qui montent des chevaux sauvages à la manière d’un rodéo. J’avoue ne pas être un grand supporter de ces pratiques mais, voyager, c’est aussi respecter les us et coutumes des pays que l’on explore.

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La « route » est régulièrement interrompue par des rivières qu’il faut traverser en barque. Cela permet d’effectuer des pauses bien méritées car malgré la beauté, rouler ici est très physique. J’aurai un coup de cœur tout particulier pour cette petite barque d’une capacité max de 2 voitures qui se maintient hors du courant et sur sa trajectoire grâce à un système de poulies raccordé à un câble qui est accroché sur le bord des rives. C’est d’ailleurs après une énième traversée sur l’eau que je vais me retrouver sur ce petit bout de terre à 100 km à l’Ouest de la RN7.

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Une plage sauvage comme j’aime. Encore une fois, je suis incapable de résister et me lance à son assaut avec Baloo. Le résultat est aussi prévisible que celui d’un enfant face à un gâteau au chocolat. Me voilà donc ensablé comme jamais. Je me débats, creuse, essaie de faire un ponton avec du bois récupéré sur la plage, retire les bagages pour alléger la moto. Rien n’y fait. Deux heures durant je mettrai mon corps à rude épreuve pour me sortir de ce merdier. Et je dois solutionner ce problème au plus vite car la marée est montante. Je décide donc de partir chercher de l’aide dans le plus proche village à 3 km de marche.

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Je commencerai logiquement mes recherches auprès de la police locale qui me fera bien comprendre que « Personne ne s’aventure sur cette plage car nous savons tous que le sable est trop mou. Nous ne pouvons rien faire pour vous ». Ce à quoi je répondrai « Mais quand vous avez des voyageurs comme moi qui ne le savent pas et qui finissent ensablés, que faites-vous ? ». La réponse de l’agent fut sans appel : « Personne ne vient jamais ici, le dernier motard date de plus d’un an ». Honteux de ma situation, j’en sortirai tout de même un peu de fierté dans cette réponse.

Suite en PART 2

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Le sud de la Patagonie Chilienne

Après une première tentative loupée pour quitter Ushuaia (le passage de la montagne n’étant pas praticable à cause des chutes de neige et du verglas sur la route), j’arrive enfin à repartir avec un tout nouveau cap. Il y a encore de la neige sur les bords de la voie, le macadam brille et reflète encore les étoiles de la nuit précédente. Pour tester l’éventuel verglas, je pose mon pied gauche au sol en roulant. Néant, rien, nada, quechi… Je ne ressens aucune friction, une vraie patinoire. Je reste donc prudent mais avec 0°C je n’ai pas spécialement envie de rouler vite de toute façon.

Départ Ushuaia

J’arriverai à Punta Arena après 11 heures de combat avec le froid, la pluie verglaçante et le vent. Je suis fatigué de ces mois sur la route. J’ai beau me reposer quelques jours dans un endroit, je reste épuisé. Le moral n’est pas au plus haut. La solitude me pèse à ce moment. Je rencontre beaucoup de personnes toutes plus extraordinaires les unes que les autres mais c’est très différent que d’échanger avec ses proches. Parfois, j’aimerais partager une partie de mon aventure avec quelqu’un afin qu’au moins une personne sur terre ressente la même chose que moi. Certes, j’échange aussi avec plusieurs voyageurs motards et cyclistes qui vivent le même genre d’expérience mais ce n’est pas pareil que de le vivre avec un proche en direct.

Je ne regrette cependant pas du tout ma décision et mon choix de partir seul. Je referais le même sans aucune hésitation car ces petites baisses de moral ne durent jamais très longtemps. Cela fait entièrement partie d’un voyage en solitaire. Un obstacle de plus à surmonter. Un nouveau challenge à accomplir. Et c’est aussi pour ça que je suis parti, pour me surpasser, apprendre sur moi-même et devenir plus indépendant.

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La ville n’arrange pas l’affaire. Moche et sans intérêts, j’y resterai plusieurs jours à préparer Baloo pour la Carretera Austral. Vidange, changement du filtre à huile, nettoyage du filtre à air, tentative pour réparer mon compteur qui ne fonctionne plus depuis Ushuaia (sans succès). Mais c’est le changement de mon pneu arrière qui me posera le plus de difficultés. Il est en très mauvais état et je ne veux pas prendre cette route mythique dans de mauvaises dispositions. Je passerai une journée entière à la recherche d’un pneu neuf dans les bonnes dimensions. Aucun magasin ne dispose de la perle rare. Seul un petit shop me propose un chausson d’occasion. C’est toujours mieux que rien. Au moment du changement de pneu je perce la chambre à air et dois désormais en trouver une nouvelle. A se tirer les cheveux !

Sur la route de Puerto Natales, je retrouve enfin des conditions de route agréables. Comme une vraie cure, les kilomètres défilent sous un beau soleil éclatant. J’en avais vraiment besoin. Après une pause pour observer des flamands roses dans un champ inondé, je passerai vingt bonnes minutes à danser au milieu de la route devant ce panneau « fin de restriction ». Parfois, j’ai l’impression que l’univers me parle.

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A cause de la faiblesse de mon genou gauche et du manque de temps avant mon ferry, je ne pourrai pas explorer le Parc de Torres del Paine à pied. J’ai la chance par contre d’avoir une moto. Et la carte me montre qu’il y a une piste qui traverse le parc. Une ballade à la journée de 240 km extraordinaires dans ce qui est considéré par certains comme la nouvelle merveille du monde. La piste longe des lacs bleu turquoise au pied des montagnes enneigées et des glaciers. De nombreuses forêts laissent place à ces fameux petits buissons qui poussent généralement dans les plaines arides. Le parc est peuplé de ces très photogéniques Guanaco que j’aime tant. Seul, perdu au milieu du chemin, je me dis que c’est sûrement un des plus beaux endroits que j’ai visité avec Baloo.

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Le soir venu, j’embarque la moto sur le ferry au départ du Puerto Natales en direction de Puerto Yungay au sud de la Carretera Austral. Il est 21h et le départ est prévu pour le lendemain matin 5h. Durée du trajet : 41h (de port à port sans compter la nuit la veille dans le bateau et les 5 heures supplémentaires à l’arrivée). Un trajet d’une beauté sans merci. On navigue dans les fjords du Chili sur une eau calme et paisible sans rides (glassy !). Les décors sont somptueux. L’eau reflète avec perfection les couleurs de la roche éclairée par le soleil. Je n’ai pas de lit. Juste un siège confortable avec vue sur ce paysage incroyable qui défile lentement. Les repas sont minimes et insipides. Mais je m’en fous complètement ! A bord l’atmosphère de cette « croisière » paradisiaque me suffit largement.

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A 3h du matin, nous débarquons les véhicules à Puerto Yungay. Ayant un autre ferry à 10h, j’ai l’autorisation de rester au chaud sur le bateau jusqu’à 7h. Il fait froid et humide, j’observe ce magnifique lever de soleil sur cette toute nouvelle terre que je découvre. Un bateau de pêche sur la rive se nomme « Vista Hermosa » (= Belle vue). Un bateau n’a jamais aussi bien porté son nom à mes yeux. Nous sommes plusieurs voyageurs à attendre le prochain ferry. Nous avions déjà sympathisé durant la traversée et ils m’offrent café, fruits et sandwichs alors que nous continuons d’échanger sur nos rêves d’aventures passées, présentes et à venir.

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Ces derniers six mois, mon cap était majoritairement orienté vers la descente au Sud. Le point le plus austral du continent étant atteint, je fais maintenant route vers le Nord en suivant la Carretera Austral. Une route magique qui m’apportera son lot de souvenirs, d’aventures, de rencontres, de traditions… !

 

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La Tierra del Fuego – Ushuaia

Il me faudra 2 jours pour accomplir les 900 km entre El Calafate (glacier du Perito Moreno) et cette terre du bout du monde. Le J-1, je démarre de bonne heure sans savoir où je vais scinder ce trajet que je ne peux accomplir en une seule journée. Il fait froid et j’ai l’impression de perdre 1 degré toutes les 10 minutes de route. Le fameux vent patagonien est également présent mais j’ai appris à le dompter. Je ne me fais plus autant surprendre et balader comme au début. Parfois, je pilote même à une main. C’est un peu ma façon de lui dire de « Fuck Off ! »

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Doubler les camions, par contre, est une toute autre histoire et requiert une concentration de chaque instant (et aussi de bien serrer les fesses au passage). La masse et le volume déplacés par un camion créent des flux d’airs très particuliers et imprévisibles en temps normal mais encore davantage par grands vents. De base, la moto a déjà un angle d’une bonne vingtaine de degrés pour pouvoir faire face aux vents qui me frappent sur le flanc droit. Une fois à niveau du poids lourd, le vent se coupe instantanément. Il faut anticiper et redresser la moto pour ne pas se retrouver sous les roues arrières. Là, on pense que le plus dur est fait. Que nenni… Lorsque j’arrive au niveau de la cabine de pilotage, il y a un tourbillon de vent produit par la vitesse du camion et le vent latéral. La moto part dans tous les sens et il faut que je reste très en alerte pour ne pas finir encore une fois englouti avec Baloo sous les roues. Le cœur bat fort à chaque dépassement et procure une bonne montée d’adrénaline.

Panneau

Je me rassure en voyant les kilomètres me séparant de Ushuaia diminuer sur les panneaux de signalisation. Plus le chiffre est bas, plus l’émotion m’envahit. J’arrive enfin à destination, après 2 journées de route dans des conditions compliquées, avec fierté. Un des premiers réflexes sera de calculer le nombre de kilomètres parcourus. Un savant calcul sur mon portable me donne 22 266. Cela fait donc 22 266 km que Baloo et moi sommes en Amérique du Sud et nous avons enfin atteint le bout du monde !

Un panneau représente cette étape recherchée par les motards aventuriers du monde entier. La « route » et le panneau sont séparés par des pylônes en bois. La moto passe facilement entre ces poteaux et je me faufile donc pour la photo classique mais incontournable marquant mon arrivée. C’est à ce moment qu’un policier débarque et m’informe que je n’ai pas le droit d’être ici et que je dois retourner de l’autre côté des piliers. Je lui fais gentiment comprendre que j’ai conduit plus de 20 000 km pour me rendre devant ce signe et que ce n’est pas lui qui va m’empêcher de parcourir les 5 derniers mètres…

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Sur place, les bus de touristes défilent et beaucoup d’intrigués viennent à ma rencontre pour étancher leur soif de curiosité en me voyant tout équipé avec Baloo. Très vite, je me retrouve entouré par une foule qui me félicite et me prend en photo. Une vraie Rock Star !

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La ville d’Ushuaia n’est pas belle, il faut l’avouer. Certes, le street art est d’une grande beauté mais les infrastructures ne sont pas au niveau d’une ville d’une telle renommée. Cependant, la sensation du bout du monde est bien présente. Notamment lorsque l’on visite l’ancienne prison désormais transformée en musée et que l’on se ballade le long du port. Les environs par contre sont splendides.

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Je passerai plusieurs jours à découvrir (bien évidemment avec Baloo) les alentours. Estancias, pistes qui se terminent dans l’océan froid en direction de l’Antarctique, chevaux sauvages, forêts primaires, glaciers, montagnes… Tout y est ! Je me rends compte, encore une fois, de la chance que j’ai d’être à moto, en échangeant avec les autres voyageurs en sac à dos : ils ne peuvent se rendre là où je vais et sont totalement dépendants des transports en commun.

J’ai déjà voyagé à pied, en van, en voiture mais le deux-roues reste sans hésitation le moyen de transport idéal pour réellement visiter une région dans son ensemble. L’aventure ne fait que commencer !

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Le Glacier du Perito Moreno – La Cerise sur le Gâteau Patagonien

Le cul à terre. Voila ce que l’on peut ressentir quand on arrive face à ce mur de glace que mère nature nous offre. Un spectacle mettant en avant la puissance, la lenteur et l’extravagance. Le glacier du Perito Moreno tient son nom de l’explorateur Francisco Moreno qui explora cette région du globe au XIXème siècle et qui dédira sa vie à la protection de ce monde de glace.

C’est un grand moment pour Take A Way et pour ma vie « d’aventurier ». Quelques infos sur ce lieu remarquable doivent être mises en avant :

  • Long de plus de 25 km
  • Avance de deux mètres par jour
  • Un des trois seuls glaciers au monde à ne pas reculer
  • Il faut 400 ans à la glace du sommet des montagnes jusqu’au fjord où le glacier se jette.

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A sa fin, le mur de glace mesure 70 mètres de hauteur (mais plus de 100 mètres sont cachés sous la surface) et c’est dans un véritable vacarme que des morceaux tombent dans les eaux froides à longueur de journée. Cela me rappelle le bruit d’un bâtiment qui s’effondre. Au loin, on peut également entendre le glacier avancer et créer des crevasses sur son chemin, comme le frottement de deux plaques tectoniques entre elles. Le son résonne à travers toute la vallée et nous rappelle que malgré la force de l’Homme, nous ne sommes absolument rien.

Par cycles d’environ 4 ans, le glacier entre en contact avec la pointe de terre où se trouvent les passerelles d’observation créant ainsi un barrage entre le Lago Argentino au Nord et le Lago Roca au Sud. La fonte des glaces étant plus active d’un côté que de l’autre, le niveau de l’eau des lacs peut différer de plusieurs dizaines de mètres !

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Petit à petit, l’eau arrive tout de même à se frayer un passage en creusant ce barrage de glace et finit par créer une arche. L’événement le plus marquant se déroule quand cette arche cède lors de ce qui est surnommé « La Ruptura », représentant ainsi la fin d’un cycle et le commencement d’un nouveau. Et ce depuis des siècles.

Je resterai plusieurs heures à me balader sur les différentes plates-formes offertes par le parc, à regarder chaque détail sur la glace. Les fissures, les couleurs, les pics acérés, les icebergs dans l’eau, les chutes… Je m’imprègne de l’atmosphère de cet endroit magique et philosophe sur mon périple et ma vie en général. Mon esprit est toujours autant dans le flou. Mon envie d’aller toujours plus loin, de découvrir toujours plus de lieux et de cultures, mais aussi celle de partager tout cela avec quelqu’un et d’apprécier un quotidien auprès de ma famille et de mes amis. Une éternelle discussion sans fin qui se déroule dans ma tête depuis de nombreuses années maintenant, mais dont l’issue reste encore incertaine. Je compte sur ce voyage pour m’en apprendre plus.

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J’aurai également la chance de partir marcher sur ce glacier quelques heures et ainsi découvrir de très près l’envers du décor. Muni de crampons, j’observe la différence des couleurs de la glace dans les crevasses où s’infiltre l’eau. Ces différentes nuances de bleus sont dues à la pression de la glace qui varie selon la profondeur. L’eau ne peut pénétrer à plus de 40 m de fond. En effet, à plus de 40 m, la densité de la glace est trop forte pour que l’eau puisse s’y infiltrer.

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Par endroits, la couche de glace peut dépasser les 700 m d’épaisseur. A la vue du chemin parcouru par la glace du sommet de ces montagnes, je me sens petit, impuissant, voire même inexistant. J’éprouve tout de même une grande sensation de fierté à constater que j’ai débuté mon voyage au cœur de la jungle amazonienne pour, aujourd’hui, me retrouver sur l’un des plus beaux glaciers du monde. Pour fêter cela, je prendrai double dose du whisky servi avec des glaçons directement tirés du glacier qui est proposé à la fin de la marche. Il faut que je fasse tout de même attention, car mes amis les plus proches savent très bien que lorsque je bois trop de whisky, j’ai tendance à finir complètement nu… Mais bon, après tout, je pense bien l’avoir mérité celui-là !

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Si vous aussi vous avez envie de découvrir l’Argentine en moto ou tout autre véhicule, vous pouvez vous renseigner auprès des pro de l’aventure Planet Ride via le site www.Planet-Ride.com

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Comment Suis-je Assuré à L’autre Bout du Monde?

[Je vous invite à contacter l’équipe de Planet Ride pour obtenir réponses à toutes vos questions sur cette assurance. Vous pouvez les contacter directement sur le site www.Planet-Ride.com ]

Il y a un sujet que je n’ai pas encore abordé depuis mon départ.

Celui de mon assurance perso. Loin d’être un gros fanatique des démarches administratives, je vais tout de même tenter de vous expliquer comment je suis couvert au cas où il m’arriverait un problème.

Cette assurance délivrée par Axa n’est pas disponible pour le grand public. Elle a été créée en partenariat avec Planet Ride pour couvrir l’ensemble des voyageurs qui décident de partir à l’aventure avec ces professionnels du voyage.

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Petite piqûre de rappel, Planet Ride est un organisme français qui sélectionne scrupuleusement les meilleures offres de Road Trips partout dans le monde afin de les proposer sur la toile. Sans surcoût pour le consommateur, Planet Ride propose aussi de nombreux avantages pour les futurs aventuriers. Parmi ces avantages, cette fameuse assurance taillée sur mesure.

Touchée par mon projet, l’équipe de « PR » (=Planet Ride) et Axa ont décidé de me couvrir pour la durée de mon périple. Encore un grand merci à eux pour leur confiance et grand cœur.

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Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Pour résumer, une assurance classique n’assure pas les voyageurs en cas de problèmes lors de la conduite d’un véhicule motorisé. C’est malheureux mais c’est la loi du marché actuel. C’est ce manque de couverture que Axa et PR cherchent à combler afin d’apporter sérénité et sécurité à tous les aventuriers. Ils ont bien compris que les croisières cocktails / piscine n’étaient pas notre truc !

Bon lecteur que je suis (hum…hum), j’ai toujours préféré une belle image à de longues paroles. Je vous laisse donc apprécier, via le tableau en fin d’article, les avantages que procure l’assurance dont je dispose en comparaison avec des systèmes plus classiques.

Pour ma part, je dois avouer que c’est un confort inestimable que de me sentir couvert, peu importe ce qui peut bien m’arriver. Que ce soit sur Baloo ou à pied, je sais que je ne risque pas d’avoir de gros problèmes à financer, des frais d’hôpitaux ou de rapatriement. A ce jour (je touche du bois), mais je n’ai pas encore eu à utiliser cette assurance. Et ce, malgré de nombreuses chutes, un départ d’incendie, accident et plus dernièrement une collision avec une vache. Comme quoi, tout peut arriver à n’importe quel moment et il vaut mieux partir avec un bon filet de sécurité.

Pour plus d’informations, le mieux est encore de vous rendre sur le blog voyage de Planet Ride via le lien suivant :

https://www.planet-ride.com/voyage-moto/france/articles/planet-ride-et-axa-assurance-road-trip/

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