Dear Guyane

Dear Guyane,

Je n’avais pas spécialement prévu de te visiter ni de passer plusieurs jours sur ton sol. Pour moi, tu n’étais qu’un point de départ me permettant d’acheminer ma moto plus facilement que dans d’autres pays. Mais tu m’as surpris. Mieux encore, tu m’as séduit !

Mon expérience en Guyane n’a duré que deux semaines et je n’ai pu explorer qu’une infime partie de ce territoire français mais j’ai l’impression d’être ici depuis un bon moment. Tout commence dès la sortie de l’aéroport où les premières rencontres me font louper tous les taxis disponibles. Après avoir attendu une heure qu’un autre taxi vienne me chercher, c’est finalement Fabrice, une âme charitable de l’aéroport, qui (par pitié peut-être) se dévoue pour m’emmener chez Vicky, l’amie d’une amie rencontrée en Nouvelle Calédonie. J’ai été accueilli comme un roi et traité comme un prince. Je ne pouvais rêver mieux pour mon arrivée.

Par la suite, j’ai déménagé dans un « carbet » à Roura (20 km de Cayenne) le long d’un superbe fleuve avec une vue imprenable sur la jungle de l’autre côté de la rive. Les carbets sont très populaires ici en Guyane. Il s’agit de dormir dans un hamac dehors et ainsi profiter des nuits aux températures douces et des bruits environnants. Et je n’ai pas été déçu ! A la tombée de la nuit, chaque soir, je peux entendre le cri des singes hurleurs sur l’autre rive qui me rappellent que ça y est : Je suis en Amazonie !

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Les jours s’enchainent et les rencontres aussi. Le nettoyage de la plage des Salines, organisé par Sea Shepherd, fût un moment très agréable qui m’a permis de me sentir utile envers cette terre d’accueil, mais aussi de tisser des liens avec un nouveau groupe d’amis avec qui j’allais passer la majorité de ma durée ici. Ils ont été tout simplement géniaux avec moi, m’ont intégré dans leur groupe avec plaisir, m’ont instruit sur la mixité culturelle de Guyane, sur la faune et la flore que l’ont peut trouver dans la jungle. Avec eux, j’ai passé de super moments pleins d’émotions, de joie et de découvertes. Nous avons dormi au milieu de la jungle, apprécié un coucher et un lever de soleil digne du Roi Lion, participé à une conférence sur les fourmis, observé des paresseux et autres bestioles en tout genre lors de nos différentes expéditions en forêt et partagé aussi quelques cocktails… Nous avons même eu l’occasion d’observer le décollage d’une fusée. Ce n’est pas donné à tout le monde.
A vous donc Coline, Pijou, JP, Vicky, Clément, Camille et les autres, je vous remercie de m’avoir fait passer un moment aussi agréable avant mon véritable départ !

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Revenons maintenant à la raison de ma présence en Guyane et en Amérique du Sud : L’aventure à moto. Il a fallu commencer par aller chercher la moto au port. Malgré le fait que la société de transport ne m’ait pas donné la bonne adresse, j’ai réussi à trouver Baloo qui m’attendait bien sagement dans cet entrepôt du bout du monde. Première péripétie, on me demande 1 400 € d’octroi de mer qui n’étaient pas du tout prévus. MAIS ALORS PAS DU TOUT. Après mon refus de payer et quelques négociations avec le service de transport et les douanes (tous très compréhensifs), je n’ai eu à régler que 4 € soit 350 fois moins que ce qui m’était demandé. Easy…

Baloo

C’est donc avec un sourire jusqu’au-dessus du crâne que je me retrouve unifié à nouveau avec mon confident sur deux-roues et les premiers km de routes et de pistes sont un régal pour les yeux. En une belle matinée ensoleillée et sous un taux d’humidité à faire rougir les plus beaux aquariums, je me lance sur une piste prêt de Risque-Tout. La terre est rouge, la qualité de la piste très bonne et la jungle est partout. Les couleurs sont vives, les verts perçants et les animaux omniprésents !

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J’ai d’ailleurs un gros coup de cœur pour les fourmis Manioc qui construisent de véritables autoroutes géantes dans la jungle pour acheminer morceaux de feuilles et de plantes jusqu’à leur terrier. Un flux incessant qui me rappelle l’infinité de l’écoulement de l’eau d’un fleuve ou d’une cascade. C’est impressionnant de voir un tel niveau d’organisation et de communication entre tous ces membres. Comme quoi, parfois, même les plus petits êtres peuvent nous donner une bonne leçon de vie.

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Les derniers préparatifs de la moto sont terminés, les bagages optimisés, le réservoir est plein et la chaine graissée et tendue. Le grand jour est arrivé, le 26 Septembre, je passe la frontière avec le Brésil par le pont en direction d’Oyapock ! SHOW MUST GO ON.

 

2 commentaires sur “Dear Guyane

  1. Coucou Clément,
    Super de pouvoir partager ton expérience avec nous ! J’ai vu un documentaire récemment sur le pont de l’Oyapock, celui dont l’ouverture a été reporté pendant de nombreuses années. Tu as bien choisi ta date pour pouvoir le franchir !
    Take care
    Bisous

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  2. Lorsque l’on arrive en Guyane c’est soit le coup de coeur ou l’envie de repartir. Je constate que pour toi ce futile aussi le coup de coeur et pour ma part j’y suis allée 4 fois avec toujours un énorme plaisir. Et je suis sûre que tu y retourneras. Bon voyage. Yveline

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